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Emploi / Formation

Quelles différences entre l’anglais britannique et l’anglais américain ?

Quelles différences entre l’anglais britannique et l’anglais américain ?

La langue anglaise est parlée dans de nombreux pays à travers le monde et pourtant, selon la région du monde où l’on se trouve, elle peut présenter des variations notables. Deux des plus grands « joueurs » dans le monde anglophone sont le Royaume-Uni et les États-Unis. Bien que ces deux pays partagent la même langue de base, de nombreuses différences existent entre l’anglais britannique et l’anglais américain. Cet article vise à décrypter certaines de ces différences.

Le vocabulaire : Même langue, mots différents !

Si vous prenez des cours spécialisés, vous remarquerez qu’il n’est pas rare qu’un mot couramment utilisé en anglais britannique ait un équivalent différent en anglais américain. Pour vous donner une idée plus précise de ces variations, considérez les exemples suivants :

  • Au Royaume-Uni, les gens prendront un « Lift » pour monter à l’étage, tandis qu’aux États-Unis, ils choisiront plutôt l' »Elevator » ;
  • Si vous demandez un « Biscuit » en Grande-Bretagne, attendez-vous à obtenir ce que les Américains appelleraient un « Cookie » ;
  • Si vous voyez un grand véhicule transportant des marchandises en Angleterre, il s’agit d’un « Lorry« , mais en Amérique, ce sera désigné comme un « Truck » ;
  • Enfin, si vous souhaitez louer un espace de vie à Londres, vous rechercherez un « Flat« , alors qu’à New York, vous serez à la recherche d’un « Apartment« .

Ces différenciations ne représentent que la pointe de l’iceberg. Ainsi, pour tous ceux qui aspirent à une communication fluide et sans malentendus, il devient impératif de s’immerger dans ces nuances et spécificités lexicales, en particulier si des voyages ou collaborations professionnelles entre le Royaume-Uni et les États-Unis sont à l’horizon.

La grammaire : Des nuances subtiles

Lorsque l’on plonge dans les profondeurs des variations linguistiques entre l’anglais britannique et l’anglais américain, il devient rapidement évident que ces deux formes de la langue, bien que fondamentalement similaires, offrent des nuances et des subtilités fascinantes.

  • Les nuances temporelles : La manière dont les anglophones expriment le temps, notamment les actions passées, peut varier considérablement d’un côté à l’autre de l’Atlantique. En effet, les Britanniques ont une propension à utiliser le « present perfect » pour évoquer une action récente ou qui a encore un lien avec le présent. Pour illustrer ce point, un Anglais serait enclin à dire « I have just eaten » pour indiquer qu’il vient tout juste de manger. En contraste, un Américain opterait pour la simplicité du « simple past » en affirmant « I just ate » ;
  • Les prépositions, ces petites différences qui comptent : Bien que ces petits mots semblent anodins, leur utilisation peut grandement différer entre ces deux versions de l’anglais. Pour donner un exemple concret, lorsqu’un Britannique parle de quelque chose se produisant durant le weekend, il utilisera la préposition « at« , donnant « at the weekend« . Son homologue américain, cependant, préférera « on« , disant ainsi « on the weekend » ;
  • Le débat sur les pluriels collectifs : C’est un aspect de la langue qui peut prêter à confusion pour de nombreux apprenants. Dans la tradition britannique, les noms collectifs tels que « team » ou « group » sont souvent traités comme des pluriels, ce qui signifie qu’ils sont associés à un verbe au pluriel : « The team are playing well« . Mais aux États-Unis, la perspective est différente. Pour un Américain, le « team » est une entité unique et, par conséquent, nécessite un verbe au singulier : « The team is playing well« .

La prononciation : L’accent fait la différence !

La prononciation est une des composantes les plus délicates et distinctives d’une langue, et cela se vérifie clairement lorsque l’on compare l’anglais britannique à l’anglais américain.

  • La prononciation du son ‘a’ : Prenons, par exemple, des mots courants tels que « dance » ou « class« . Dans la bouche d’un locuteur britannique, le son ‘a’ sera prononcé d’une manière similaire à celui du mot « far« . Cependant, si vous écoutez un Américain prononcer ces mêmes mots, le son ‘a’ ressemblera davantage à celui du mot « cat« . C’est une nuance subtile, mais qui peut néanmoins créer une distinction nette entre ces deux accents ;
  • Le cas du son ‘r’ : L’anglais britannique possède une particularité souvent surprenante pour les non-initiés : il est fréquemment non rhotique. Concrètement, cela signifie que le son ‘r’, lorsqu’il se trouve en fin de mot ou précédant une consonne, n’est généralement pas articulé. En revanche, l’anglais américain n’adopte pas cette subtilité et prononce le ‘r’ de façon marquée et claire, quels que soient sa position et le mot dans lequel il se trouve ;
  • L’art de l’intonation : Si l’on s’aventure au-delà des sons individuels et que l’on observe la manière dont les phrases sont prononcées, une autre différence frappante émerge. L’anglais britannique, riche et varié, a souvent une intonation qui monte et descend, lui donnant une mélodie presque chantante. À l’inverse, l’anglais américain, bien qu’il possède ses propres variations régionales, tend généralement à avoir une intonation plus linéaire et directe, parfois perçue comme plus monotone.

Pour conclure

Que vous optiez pour l’anglais britannique ou l’anglais américain, l’important est de rester cohérent dans votre choix et il est également utile de se familiariser avec les deux variantes, surtout si vous prévoyez de voyager ou de communiquer avec des anglophones des deux côtés de l’Atlantique. Après tout, bien que les différences existent, elles enrichissent la langue et rendent l’apprentissage encore plus passionnant !